Paris can wait

Le titre d’origine de ce film qui devait sortir en septembre 2016 -et se fait désirer en ce début d’automne- était « Bonjour Anne », en français dans le texte. Projeté pendant le 41eme Festival International du Film de Toronto 2016 dans la catégorie “Présentations Spéciales” il a déjà commencé à faire parler de lui grâce au bouche à oreille.

A 80 ans Eleanor Coppola, réalise son premier long métrage, alors qu’elle s’était précédemment fait remarquer pour ses documentaires, en particulier « Hearts of Darkness* : a filmmaker’s Apocalypse », nominé aux Emmy Awards de 1991. Eleanor Coppola témoignait alors des tourments de la vie et de la carrière de Francis Ford Coppola — son mari **- lorsqu’il se démenait avec des problèmes de casting, de budget et de tournage en préparant Apocalypse Now (1979).

¹ Au coeur des ténèbres: l’Apocalypse d’un metteur en scène.

² et père de leur fille Sofia, réalisatrice

La France à l’honneur

Dans Paris can wait, la scénariste-réalisatrice donne libre cours à son imagination en s’inspirant librement d’un voyage qu’elle a effectué voilà quelques années avec un ami français de son mari. Le road-movie accompagne une cinquantenaire, à un carrefour important de sa vie, délaissée par son époux un réalisateur de films à succès. En raison d’une otite elle refuse de prendre l’avion avec son mari et finit par faire un trajet entre Cannes et Paris, habituellement de 9h, en deux jours et demi dans une Peugeot décapotable avec le partenaire d’affaires de son mari, un bon vivant. Leur tour de France mêle des haltes gourmandes dans des restaurants étoilés, des vins français, des sites historiques, un brin de romantisme et un soupçon de peinture mettant à l’honneur Cézanne, Renoir et Manet.

Le long-métrage a été l’un des 90 films tournés à Cannes en 2015. L’action se déroulait entre le Palais des festivals et la Mairie, avec en arrière-plan le portrait d’Ingrid Bergman sur l’affiche du 68e Festival de Cannes. Face aux choix de décors d’Eleanor Coppola, tout nous porte à croire que certains lieux ont une résonance particulière à ses yeux. Que ce soit à Lyon où le couple visite l’Institut Lumière, berceau du cinéma, ou aux Hospices de Beaune (en Côte d’Or), où les deux personnages s’arrêtent, on peut y voir des clins d’oeil au 7e art. Gérard Oury avait déjà tourné plusieurs scènes de « La Grande Vadrouille » dans ces mêmes Hospices du XVe siècle, où Claude Lelouch a ensuite tourné une scène de « Roman de gare » et une autre de « Salaud on t’aime ».

Avec Diane Lane, Alec Baldwin et Arnaud Viard.

En attendant de voir Paris can wait, profitez de la 1e Fête de la VOD pour voir des films récents ou pour revoir ceux que vous avez aimé!

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