Never say never again

Sean Connery le sait : il ne faut jamais dire jamais !

Pour sa dernière interprétation de James Bond en 1983, Sean Connery n’a pas joué dans un épisode officiel de la saga mais dans une « simple » adaptation de Thunderball¹ sorti en 1965, dans lequel il jouait déjà.

A la suite d’une longue bataille judiciaire le scénariste Kevin McClory, qui avait coécrit un script avec Ian Fleming, créateur de la saga eut le droit d’adapter à nouveau son histoire,   Fleming ayant déjà utilisé certains passages dudit script. Le film comprend néanmoins les codes habituels des James Bond : l’acteur fétiche, Sean Connery, qui avait pourtant déclaré en 1971 ne plus vouloir tourner dans la saga a fini par accepter un chèque de 5 millions de dollars. La James Bond girl est l’actrice Kim Basinger et l’organisation, le Spectre. Les villas et les yachts sont comme toujours exceptionnels  sans oublier de superbes voitures.

Dans Never say never again² James Bond a (mal) vieilli et part, à la demande de son supérieur, faire une cure dans une clinique privée dans laquelle il croise la route de Jack Petchi. Celui-ci le mène jusqu’à Spectre, une organisation criminelle ayant dérobé un bombardier transportant des bombes atomiques.

¹Opération tonnerre – ² Jamais plus jamais

La Côte d’Azur à l’honneur

Réalisé par Irvin Kershner, le film nous fait voyager des Bahamas au Royaume-Uni, en passant par le sud de la France et le golfe Arabe. Après avoir été accueilli à l’Aéroport de Nice, James Bond part dans les hauteurs de Villefranche-sur-Mer d’où il peut admirer la cité fortifiée, depuis la magnifique villa en briques rouges à l’architecture très moderne où il séjourne. Profitant du point de vue sur la rade de Villefranche, il peut à loisir admirer le Flying Saucer, un yacht de renommée mondiale qui est habituellement amarré au « Quai des Milliardaires » du port d’Antibes. Le yacht dut d’ailleurs quitter la rade pendant le tournage car la production était en retard, ce qui a obligé le réalisateur et son équipe à filmer l’approche du navire en faisant croire que l’hélicoptère se posait au large de Villefranche-sur-Mer.

James Bond poursuit son séjour sur la « French Riviera » au Casino Royale, appellation donnée dans le film au casino de Monte Carlo à Monaco. Bond danse un tango mémorable avec Domino (Kim Basinger) sur une piste de danse qui est en réalité le grand atrium du casino. Quelques plans de la scène ont d’ailleurs été tournés à l’Hôtel de Paris, qui se situe à deux pas du Casino.

De l’Erythrée à la « French Riviera »

On a ensuite droit à une superbe course poursuite comme seul les James Bond en ont le secret, du Castellet vers Beaulieu-sur-Mer, puis dans le tunnel menant à Menton. Curieusement la scène se termine à Villefranche-sur-Mer mais personne ne semble en avoir tenu rigueur à la production. Vous pourrez enfin voir James Bond à la Villa Ephrussi-de-Rothschild (et dans les jardins) lorsque la suite des évènements l’entraîne jusqu’au Cap St Jean. Pour l’anecdote, sachez également que la forteresse de Palmyra qui se trouve en Erythrée dans le film n’est autre qu’un savant mélange cinématographique des forts d’Antibes et de Villefranche-sur-Mer !

Le musicien-compositeur français Michel Legrand est l’auteur de la musique du titre phare du film, suite à une rencontre fortuite avec Sean Connery quelques temps auparavant.

En cette fin d’année 1983 lors de la sortie du film, c’est une véritable bataille dans les salles obscures que se sont livré Sean Connery et Roger Moore -le James Bond officiel du film Octopussy, sorti quelques semaines avant Never say never again-.

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Le yacht de Never say never again

 

A époque où le film est tourné Flying Saucer (dans Never say never) s’appelle Nabila en l’honneur de la fille de son propriétaire saoudien Adnan Khashoggi et il fait partie des 25 plus grands yachts de la planète (85,65 mètres). Il est vendu au Sultan du Brunei en 1988 qui le garde quelques années…avant d’être cédé à Donald Trump qui le baptise Trump Princess. En 1991 Trump vend le yacht à un prince saoudien, Al-Waleed bin Talal, qui le renomme Kingdom 5KR, alliant les initiales des prénoms de ses enfants et le chiffre 5 qu’il affectionne. Vous pourrez l’admirer au port d’Antibes.

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