Sur la Côte d’Azur, le covoiturage s’adapte à votre quotidien

La startup coopérative Ridygo, créée en 2015, propose un service de covoiturage temps-réel et prédictif sur de courtes distances. En ces temps de grève qui s’annoncent chaotiques, c’est peut-être une solution à envisager…

Comment ca marche ?

Des services de covoiturage, vous en connaissez plusieurs. De Blablacar à iDvroom qui ont fait leurs preuves, les exemples sont nombreux. S’ils rencontrent un tel succès c’est précisément parce qu’ils répondent à une attente : la difficulté à se déplacer, notamment dans la région.

La coopérative de covoiturage Ridygo

La start-up azuréenne innove et propose un service en temps réel sur des trajets courts, avec une vraie flexibilité horaire. A partir des habitudes de déplacements l’application (téléchargeable gratuitement sur Apple ou iOS) arrive à s’adapter à vos déplacements et à vous proposer des trajets spontanément, sans que vous n’ayez à le demander, en fonction des trajets disponibles aux horaires et destinations que vous pratiquez.

Le principe d’utilisation est simple. Lors de l’inscription, vous recevez 50 crédits de covoiturage (= 50km*) qui vous permettent d’essayer l’application. Ensuite, si vous souhaitez effectuer des trajets vous devez acheter des crédits. Ridygo prend une commission de 20% dont une partie est reversée en crédits gratuits à des des personnes en situation de précarité. Vous ne serez pas des utilisateurs mais des « coopteurs » puisque vous pourrez participer à la gouvernance via la plateforme collaborative.

*selon le mécanisme d’une monnaie virtuelle, les crédits ne sont pas convertibles en euros. 1 crédit = 1 km = 10 cts.

Pour faciliter et assouplir la mobilité, l’application propose aussi une connection aux réseaux de transports en commun : les trajets peuvent allier différents modes de déplacements (voiture, train, bus, et bientôt le vélo). L’idée étant de désenclaver certaines zones rurales et périurbaines mal desservies.

Une initiative régionale

Le fondateur de Readygo, Arnaud Delcasse et Julie-Lionet Bourgat, Responsable de la Communication

L’initiative est née à Sophia Antipolis. Le fondateur de Ridygo, Arnaud Delcasse* est parti d’un constat : 50% des personnes en insertion ont déjà refusé un emploi pour des raisons liées à la mobilité. Les difficultés à se déplacer de/vers Sophia Antipolis étant aussi valables pour des personnes n’ayant pas de permis, de voiture ou de budget, il a souhaité proposer un service qui répondrait aux besoins de toutes ces personnes. Sans compter que plus de 2/3 de ceux qui se déplacent au quotidien sont seules dans leur voiture personnelle, ce qui lui a également donné l’idée de proposer aux entreprises de mutualiser les trajets des salariés habitant et travaillant dans des endroits proches. Le Chèque Covoiturage, en cours de déploiement, permet désormais aux entreprises de financer les trajets de leurs salariés et de diminuer l’impact environnemental des trajets domicile-lieu de travail.

L’avantage de ce modele économique est qu’il permet à deux univers qui ont pris des directions contraires de se retrouver : d’un côté les grandes entreprises du numérique qui prônent le partage mais se positionnent en réalité comme des intermédiaires bénéficiant seules de la manne de ce marché; de l’autre l’Economie Sociale et Solidaire qui cherche à être active dans un contexte numérique porteur.

La start-up gagne en visibilité régulièrement même si l’initiative reste pour l’instant régionale : une campagne de financement participative sur le site We do good lui a permis de lever des fonds, un road-trip à travers la France** lui a donné l’occasion de présenter ses services, et la sélection par le Ministère de l’Environnement et de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) comme Programme d’Investissement d’Avenir autour des technologies vertes (« Greentech ») lui a donné une réelle crédibilité, tout en contribuant à l’essor du projet.

Alors que l’application mobile est disponible sur toute la France, les trajets ne concernent pour l’instant que la Côte d’Azur, mais devraient s’étendre sur toute la Région Sud dans les mois qui viennent.

* également fondateur de Scity.coop, une coopérative d’innovation numérique au service de l’économie sociale et solidaire.
** Sophia Antipolis, Lyon, Paris, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Nice.

Le covoiturage connait un succès croissant

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