Les 700 sculptures cachées d’Antibes

Au gré d’une promenade à Antibes, au détour d’un rue, d’un immeuble ou d’un rocher vous aurez la surprise de découvrir l’une des statues en plâtre de l’artiste Ho Lui.

Premier étudiant chinois à intégrer les Beaux-Arts de Paris dans les années ’80, après ses années parisiennes il s’installe à Antibes, où il habite depuis 25 ans. Dans son atelier de la rue James-Close il travaille la terre, dessine, découpe et exprime les diverses facettes de son talent. Se sentant à l’étroit dans son atelier, il fait de la rue piétonne l’extension de son antre. 

Cherchant toujours des moyens de s’exprimer et de partager son art il commence à sculpter des visages et des corps sur des fissures d’immeubles, des rochers et… les lieux les plus inattendus. Inspiré par les dédales de la ville et la Côte, il créé plus de 700 sculptures et devient un artiste incontournable de la ville. A tel point qu’il est cité dans le livret « Découvrir Antibes« , créé pour les jeunes de 7 à 12 ans par l’Office du Tourisme et des Congrès de la ville et le collège de la Fontonne à Antibes.

Un art urbain original

Après avoir longtemps sculpté la terre, Ho Lui décide de travailler le plâtre et de le coller sur des fissures d’immeubles. L’artiste le dit sans détours, son atelier « c’est la ville ». Une ville dans laquelle il laisse son empreinte aussi bien auprès des habitants et des touristes – ravis qu’il trace leur portrait avec talent et en peu de temps. Il appose sa signature dans les lieux les plus insolites avec ses dessins et surtout ses sculptures de visages, de corps, d’anges, de femmes …

Lorsqu’on les cherche il faut d’abord se concentrer pour les trouver mais ensuite on croit voir des sculptures partout. Une fois débusquées elles intriguent : les formes sont suffisamment floues pour que chacun y trouve ce qu’il souhaite y voir. L’artiste s’efforce de « poser un pansement sur des façades », de décorer des rochers,  et propose des oeuvres d’art au détour d’un regard,  qui devient soudain le terreau d’une sculpture artistique.

Un artiste complet

  
Lorsqu’il ne dépose pas des sculptures en ville, Ho Lui aime dessiner au crayon, découper des profils sur du papier noir avec ses grands ciseaux, ou modeler des bustes en terre.
L’artiste est généreux : une fois par semaine il donne bénévolement des cours, parle  volontiers de son art, partage des moments avec les autres. 

Ho Lui se réinvente sans cesse et fait de la rue un spectacle permanent, au service de l’art. Depuis 2016 il prepare une grande oeuvre, son autoportrait. Comme toujours il y ajoute sa touche d’originalité : il inverse les rôles en demandant aux passants de la composer. Pour ce faire ils sont invités à toucher son visage pour lui indiquer l’endroit où ils signeront la toile. Et la magie opère : en apposant leur signature, ils accentuent les traits du visage de l’artiste !
L’objectif de Ho Lui est d’atteindre 10 000 signatures. A ce jour plus de 9 000 personnes ont participé à la toile. Personne ne sait quand le portrait sera terminé, mais une chose est sûre : Ho Lui envisage déjà d’explorer de nouvelles pistes artistiques. 

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